Premier résultat de Borexino : première détection directe des neutrinos solaires de basse énergie
Communiqué de presse (20/08/07)
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Les expériences qui ont démontré que les neutrinos solaires oscillent entre leur point de départ dans le Soleil, et leur détection sur terre n’ont étudié que la partie à haute énergie de ces neutrinos (entre 5 et 15 MeV) qui représente moins de 1/10000 du flux total de neutrinos émis par le Soleil. L’étude de l’ensemble du spectre solaire est susceptible d’apporter des informations supplémentaires sur les paramètres de l’oscillation et sur la physique du Soleil.
Le Laboratoire est depuis une dizaine d‘années très impliqué dans les efforts internationaux pour mesurer ces neutrinos de plus basse énergie. Il s’agit des neutrinos dits pp (plus de 90 % du spectre) d’énergie inférieure à 420 keV et les neutrinos dits du béryllium d’énergie fixe de 862 keV.
Le Laboratoire participe à l’expérience Borexino, qui a été construite au Laboratoire National du Gran Sasso (LNGS) pour mesurer les neutrinos du beryllium. Le détecteur de Borexino se compose d’une sphère d’acier remplie d’eau au sein de laquelle se trouvent enfermées — dans un voile de nylon — 300 tonnes de scintillateur liquide à très basse radioactivité, observé à distance par 2 000 photomultiplicateurs disposés sur la surface interne de la sphère.

Une trentaine d’interactions de neutrinos solaires sont attendues par jour. Borexino est également sensible aux neutrinos de réacteurs nucléaires (une centaine par an) et aux neutrinos de supernovae (une centaine en cas d’explosion au centre de la Galaxie).

A la suite d’un rejet accidentel dans la montagne de 50 l de pseudocumène (un hydrocarbure voisin du benzène) durant l’été 2002, l’expérience a été arrêtée pour des raisons juridiques liées à la sécurité du Laboratoire du Gran Sasso. Elle a redémarré courant 2004, par la mise en place des voiles internes en nylon définissant l'un le volume cible , et l'autre servant de barrière pour le radon. Ces deux sphères sont bien visibles sur la photo.
Le remplissage préalable du détecteur en eau très pure a débuté le 1 août 2006, et il est possible de distinguer sur la photo le niveau de l'eau. Il sera suivi par le remplissage de la partie centrale en pseudocumène. Les prises de données utiles débuteront à la fin du 1er semestre 2007.

Au Laboratoire le groupe a la responsabilité de l’une des deux électroniques de l’expérience : le système d’échantillonage ultrarapide des impulsions de photomultiplicateurs (flash-adc à 400 MHz). Ce système complète à plus haute énergie (à partir de 1 MeV environ) l’électronique réalisée par les Italiens.
Accès restreint
C.P.
Last modified: Thu Aug 23 11:31:57 CEST 2007
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